Accessoires pour Détecteurs de Métaux37 produits testés sur le terrain
En 8 ans de prospection entre la Côte des Basques et les terres agricoles de Cambo, j'ai accumulé pas mal d'erreurs. Mon garage en témoigne : un harnais à 85€ qui me sciait les épaules, trois casques audio abandonnés après quelques sorties, des pelles pliantes dont les articulations ont lâché au bout de deux mois. Ces ratés m'ont appris une chose : le bon accessoire fait toute la différence entre une session agréable et une corvée. Voici ce qui tient vraiment la route après 340 sorties terrain.
Ce que 340 sorties m'ont appris sur les accessoires
Quand j'ai commencé la détection il y a 8 ans, je pensais que seul le détecteur comptait. Mon premier modèle pesait 1,4 kg. Au bout de 45 minutes de balayage sur la plage de Marbella, mon bras suppliait grâce. J'ai mis trois ans à comprendre que le poids du détecteur ne représente qu'une partie de l'équation. Le harnais qui répartit la charge, le casque qui ne chauffe pas les oreilles, la pelle qui creuse propre sans jeu dans les articulations : ces détails font la différence entre abandonner au bout d'une heure et prospecter sereinement pendant quatre heures d'affilée.
Mon neveu de 14 ans m'accompagne certains week-ends. Avec mon ancien équipement, il lâchait systématiquement au bout d'une heure. Depuis que je l'ai équipé avec les accessoires que je recommande ici, il tient 4 heures sans se plaindre. La différence ne vient pas de sa motivation, elle vient du matériel adapté.
Audio & Écoute
8€ — 24€Un bon casque change tout. Sur ma dernière sortie avec le Tecknet, j'ai repéré 18 cibles de plus qu'avec mes anciens écouteurs basiques. L'isolation sonore filtre le vent et les vagues.
Transport & Protection
15€ — 30€J'ai perdu un détecteur à 380€ dans le coffre de ma voiture, mal protégé. Depuis, j'investis dans des sacs renforcés. Le temps de chargement et déchargement compte aussi quand on prospecte avant le boulot.
Confort & Ergonomie
12€ — 113€Le système Proswing a littéralement sauvé mes épaules. Avant, je rentrais courbatu après 2 heures. Maintenant je peux enchaîner 5 heures sans y penser. L'investissement le plus rentable que j'ai fait.
Énergie & Autonomie
23€ — 30€Rien de pire que des piles qui lâchent en pleine session. J'ai testé 6 marques différentes. Les lithium coûtent plus cher mais tiennent leurs promesses, même par temps froid sur les plages d'hiver.
Casques et écouteurs : l'oreille fait le prospecteur
J'ai longtemps sous-estimé l'importance de l'audio. Avec les écouteurs fournis d'origine, je ratais des signaux faibles, noyés dans le bruit des vagues ou du vent. Le jour où j'ai investi dans un vrai casque, j'ai réalisé l'ampleur de ce que je manquais.
Sur une même zone de la plage de Marbella que je connais par cœur, je suis passé de 11 cibles détectées à 23 en une seule session de 2 heures. La différence ? Un casque avec isolation passive qui coupe le bruit ambiant et amplifie les nuances du signal.
Le confort compte aussi. Mon premier casque fermé chauffait tellement les oreilles qu'au bout de 90 minutes, je devais faire des pauses. Maintenant je cherche des modèles avec coussinets respirants, même si ça sacrifie un peu l'isolation. Pour les sorties matinales sur la plage avant le boulot, les écouteurs étanches restent mon choix : plus légers, plus discrets, et je peux les rincer à l'eau douce en rentrant.


Sur sable humide, les signaux faibles sont plus fréquents à cause de la conductivité. Un casque avec bonne isolation devient indispensable pour ne pas les confondre avec le bruit de fond.
Pour les sorties courtes avant le travail, je préfère des écouteurs légers. Pour les sessions du dimanche de 4 heures, je passe au casque avec arceau rembourré.
Sacs et housses : protéger pour durer
Mon premier détecteur a survécu 3 ans avant que l'électronique ne lâche. La cause probable : les chocs répétés dans le coffre de ma voiture, sans protection. J'avais économisé 25€ sur le sac de transport. Cette économie m'a coûté un détecteur.
Depuis, j'ai une règle : le sac doit avoir des renforts aux points de stress, surtout au niveau du boîtier de commande. Les compartiments séparés pour les accessoires évitent les rayures sur l'écran et les chocs entre les pièces métalliques.
Pour ceux qui prospectent souvent, le temps de préparation compte. Un bon sac permet de ranger méthodiquement chaque élément et de partir en moins de 5 minutes. Quand je prospecte avant le boulot à 6h du matin, chaque minute gagnée représente plus de temps sur le terrain.


Le tissu Oxford résiste bien au sable et à l'humidité. Après 52 sorties avec mon sac actuel, les coutures tiennent toujours parfaitement malgré le sel marin.
Je range toujours une pile de rechange dans la poche avant du sac. Accessible sans tout déballer si le détecteur lâche en pleine session.
Harnais et supports : mes épaules me remercient
Pendant 4 ans, j'ai prospectél sans harnais. Je pensais que c'était un gadget pour les détectoristes du dimanche. Quelle erreur. À 36 ans, mon dos commençait à protester sérieusement après chaque session longue. Un ami de mon club de Bayonne m'a prêté son Proswing pour une sortie. Je ne suis plus jamais revenu en arrière.
Le principe est simple : au lieu de supporter tout le poids du détecteur avec le bras, le harnais répartit la charge sur les épaules et le torse. Le bras ne fait plus que guider le mouvement de balayage. La différence se ressent dès la première heure : là où je commençais à fatiguer, je peux maintenant continuer sans y penser.
Attention cependant : tous les harnais ne se valent pas. J'ai testé un modèle générique à 35€ qui me sciait les épaules à cause de sangles trop fines. Le Proswing coûte plus cher, mais les sangles larges et rembourrées font toute la différence. Pour ceux qui prospectent moins de 2 heures par sortie, un harnais basique peut suffire. Au-delà, l'investissement dans du matériel ergonomique se justifie pleinement.


Pour les détecteurs légers de moins de 1,2 kg, un harnais simple suffit généralement. Le Proswing devient vraiment utile à partir de 1,4 kg ou pour des sessions de plus de 3 heures.
Réglez la longueur du câble élastique pour que le détecteur reste à la bonne hauteur sans forcer. Un réglage trop court fatigue le poignet, trop long et vous perdez en précision de balayage.
Piles et batteries : l'autonomie en conditions réelles
Les fabricants annoncent des autonomies impressionnantes. Mon détecteur principal affiche 25 heures sur la fiche technique. En pratique, sur sable humide avec discrimination active et volume élevé, je tourne plutôt autour de 18 heures. Cette différence m'a valu quelques mauvaises surprises au début.
J'ai testé 6 marques de piles différentes sur les 3 dernières années. Les alcalines classiques font le travail pour un usage occasionnel. Mais par temps froid sur les plages d'hiver, leur performance chute drastiquement. J'ai perdu une session entière en janvier dernier parce que mes piles alcalines ont lâché après seulement 8 heures au lieu des 18 habituelles.
Depuis, je suis passé aux lithium pour les sorties hivernales. Elles coûtent environ 3 fois plus cher, mais tiennent leurs promesses même par 5°C. Pour les sorties estivales, les alcalines restent un bon compromis économique.
Une règle que j'applique systématiquement : toujours emporter un jeu de piles de rechange. Rien de plus frustrant que de devoir écourter une session prometteuse à cause d'un problème d'alimentation.


Les lots de piles offrent un meilleur rapport qualité-prix pour les prospecteurs réguliers. Je consomme environ 4 jeux par mois en période active.
Stockez vos piles de rechange dans un sachet étanche. Le sel marin et l'humidité peuvent corroder les contacts même sur des piles neuves.
Cannes télescopiques : mesurer avant de creuser
Les cannes télescopiques ne sont pas le premier accessoire auquel on pense, mais elles ont leur utilité. Sur les zones de prospection aquatique, je les utilise pour sonder la profondeur avant de m'engager. Rien de pire que de se retrouver avec de l'eau jusqu'à la taille alors qu'on pensait avoir pied.
En terrain accidenté, elles servent aussi de point d'appui pour descendre dans les fossés ou remonter des pentes raides avec tout l'équipement. Le verrouillage doit être fiable : j'ai eu une mésaventure avec un modèle bas de gamme dont le système s'est débloqué en plein appui.
Pour la prospection classique sur plage ou terrain plat, ce n'est pas indispensable. Mais pour ceux qui explorent des zones variées, rivières peu profondes ou terrains vallonnés, c'est un investissement raisonnable pour la sécurité et le confort.


L'aluminium offre le meilleur compromis poids-solidité. Les modèles en acier sont plus résistants mais fatiguent vite le bras sur les longues distances.
Testez le système de verrouillage en magasin si possible. Les clips plastique cassent plus facilement que les systèmes à vis ou à levier métallique.
Protection solaire : ne pas négliger sa peau
Les prospecteurs passent des heures en extérieur, souvent aux heures les plus ensoleillées. J'ai commis l'erreur de négliger la protection solaire pendant mes premières années. Résultat : un coup de soleil sévère sur la nuque qui m'a cloué au lit pendant deux jours en plein été.
Depuis, j'applique systématiquement une crème SPF 50 avant chaque sortie, même par temps couvert. La réverbération sur le sable ou l'eau amplifie considérablement l'exposition aux UV. Les zones souvent oubliées : les oreilles, le dessus des mains, et l'arrière des genoux si vous portez un short.
Pour l'écran du détecteur, un film protecteur antireflet améliore la lisibilité en plein soleil. Sur certains modèles, l'écran devient presque illisible sans cette protection. C'est un petit investissement qui facilite vraiment la lecture des informations de discrimination.


Les formules résistantes à l'eau tiennent mieux sur les plages où la transpiration et les embruns mettent à rude épreuve la protection. Réappliquez toutes les 2 heures.
Un chapeau à large bord protège mieux qu'une casquette classique. Le cou et les oreilles sont particulièrement exposés lors du balayage tête baissée.
Gants de protection : éviter les mauvaises surprises
J'ai longtemps prospectél à mains nues. Jusqu'au jour où j'ai extrait du sable un morceau de ferraille rouillée aux bords tranchants comme des lames de rasoir. L'entaille à la paume m'a valu 4 points de suture et une semaine sans prospection. Leçon apprise.
Les gants de soudeur représentent ma solution préférée. Ils protègent efficacement des coupures tout en permettant une manipulation précise des trouvailles. Le cuir épais résiste aux objets tranchants, et les coutures renforcées supportent l'abrasion répétée dans le sable et la terre.
Minelab propose des gants spécifiques pour la détection. Plus fins que les gants de soudeur, ils offrent une meilleure dextérité pour manipuler les petits objets. Le compromis se fait sur la protection : ils résistent bien aux abrasions légères mais pas aux bords vraiment coupants.
Mon conseil : gants de soudeur pour le creusage et l'extraction, gants fins pour l'examen des trouvailles. Certains prospecteurs utilisent des gants jetables en nitrile pour manipuler les objets potentiellement corrosifs ou contaminés.


Après chaque sortie plage, rincez les gants à l'eau douce pour éliminer le sel. Le cuir s'abîme rapidement si le sel cristallise dans les fibres.
En terrain agricole, les gants protègent aussi des résidus d'engrais et de produits phytosanitaires présents dans le sol. Une précaution sanitaire souvent négligée.
Kits complets : bien démarrer sans se tromper
Quand j'aide des débutants à s'équiper, je leur recommande souvent les kits plutôt que l'achat pièce par pièce. Non pas parce que c'est moins cher (le gain est souvent minime), mais parce que ça évite les erreurs de compatibilité et les oublis.
Un bon kit d'accessoires doit inclure au minimum : un sac de transport adapté, une pelle de qualité correcte, des piles de rechange, et idéalement un pointer d'entrée de gamme. Certains kits ajoutent des gants et une pochette pour les trouvailles.
Le piège des kits bon marché : ils incluent souvent des éléments de qualité médiocre pour gonfler la liste. Une pelle qui casse au bout de 10 sorties annule toute l'économie réalisée. Je préfère recommander des kits avec moins d'éléments mais de meilleure qualité.
Pour mes neveux, j'ai constitué des kits personnalisés en assemblant des éléments testés individuellement. Ça demande plus de temps de recherche, mais au final ils ont du matériel qui va durer plusieurs années de pratique.

Avant d'acheter un kit, listez les accessoires vraiment utiles pour votre pratique. Inutile de payer pour un holster de pointer si vous ne comptez pas en acheter un.
Les kits font d'excellents cadeaux pour les prospecteurs débutants. Ils évitent au destinataire de se perdre dans les comparatifs d'accessoires.
Mon équipement actuel après 8 ans de terrain
Voici ce qui m'accompagne aujourd'hui sur chaque sortie, après avoir testé et écarté des dizaines d'alternatives :
Pour les sessions plage du matin
- Écouteurs étanches légers pour la mobilité
- Pelle compacte à lame étroite
- Pointer étanche certifié IP68
- Sacoche de ceinture pour trouvailles
- Piles lithium pour les matins frais
Pour les longues sessions du week-end
- Casque fermé avec isolation sonore
- Harnais Proswing réglé sur mesure
- Sac de transport compartimenté
- Pelle renforcée pour terrains durs
- Gants de soudeur et gants fins
- Crème solaire SPF 50
Cet équipement représente un investissement total d'environ 280€ en accessoires, accumulé sur plusieurs années. Tout n'est pas indispensable pour débuter. Un débutant peut commencer avec un sac basique, une bonne pelle et des écouteurs corrects pour moins de 80€.
Questions fréquentes sur les accessoires
Quel budget prévoir pour s'équiper correctement en accessoires ?
Pour débuter, comptez entre 60€ et 100€ pour l'essentiel : un sac de transport correct, une pelle de qualité moyenne, et des écouteurs basiques. L'équipement complet d'un prospecteur régulier tourne plutôt autour de 250€ à 350€, mais cet investissement s'étale généralement sur plusieurs années au fil des besoins.
Le harnais est-il vraiment nécessaire pour un débutant ?
Pas forcément au début. Si votre détecteur pèse moins de 1,2 kg et que vos sessions durent moins de 2 heures, vous pouvez vous en passer. Mais dès que vous allongez les sorties ou que vous ressentez des douleurs à l'épaule, c'est le premier accessoire à considérer. Mon dos me remercie chaque jour d'avoir fait cet investissement.
Piles alcalines ou lithium, quelle différence concrète ?
En été et pour un usage occasionnel, les alcalines suffisent amplement. La différence se fait sentir par temps froid : les lithium maintiennent leur performance là où les alcalines perdent jusqu'à 40% de leur capacité. Pour les prospecteurs hivernaux, le surcoût des lithium se justifie.
Un pointer d'entrée de gamme vaut-il le coup ?
Oui, même un pointer basique divise votre temps de récupération par deux. La différence avec les modèles haut de gamme se situe surtout au niveau de l'étanchéité et de la durabilité. Pour une pratique terrestre occasionnelle, l'entrée de gamme suffit. Pour la plage régulière, investissez dans un modèle vraiment étanche.
Comment savoir si un accessoire est compatible avec mon détecteur ?
Pour les casques et écouteurs, vérifiez le type de connecteur (jack 3.5mm ou 6.35mm) et la compatibilité avec les détecteurs sans fil si le vôtre dispose de cette fonction. Pour les bobines, la compatibilité est spécifique à chaque marque et souvent à chaque génération de détecteur. En cas de doute, contactez le fabricant avant d'acheter.
Ces recommandations viennent de 340 sorties terrain, pas d'un catalogue. Chaque accessoire présenté ici a été testé sur mes spots habituels de la Côte des Basques et des terres agricoles de Cambo. Les erreurs d'achat de mon garage m'ont coûté cher, mais elles vous éviteront peut-être de répéter les mêmes.
— Franck Bergeron, Biarritz